Bois, PVC ou aluminium : ce qui départage vraiment
Le matériau se choisit moins par goût que par contrainte. Sur le bâti ancien protégé, la question est souvent tranchée d’avance par les règles d’urbanisme. Ailleurs, elle se pose en termes d’entretien, de finesse des profilés et de budget.
Le PVC domine la rénovation : bon isolant, sans entretien, économique. Il montre ses limites sur les très grandes ouvertures, où les profilés deviennent épais. L’aluminium autorise des sections fines et de larges baies vitrées, au prix d’une performance thermique qui dépend entièrement de la qualité du rupteur de pont thermique. Le bois demande un entretien régulier mais isole naturellement bien et reste le seul accepté sur certaines façades.
Le vitrage compte autant que le châssis
Le double vitrage standard convient à la majorité des situations girondines. Le triple vitrage se justifie surtout sur les façades très exposées, et son surcoût n’est pas toujours rentabilisé dans un climat océanique doux. Sur les façades donnant sur une rue passante, un vitrage asymétrique améliore nettement l’isolation acoustique.
Sur le Bassin d’Arcachon, l’air marin change la donne
Les communes du Bassin (La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras, Arès, Andernos, Lège-Cap-Ferret) imposent une contrainte supplémentaire : l’air salin attaque les quincailleries et ternit les finitions. Les menuisiers du secteur privilégient des traitements et des ferrures adaptés, un point à aborder explicitement lors du devis.
Dimensions, vitrage, pose : ce qui pèse sur le chiffrage
Les dimensions et le nombre d’ouvrants pèsent le plus lourd, devant le matériau et le type de vitrage. La dépose totale (remplacement du dormant compris) coûte davantage qu’une pose en rénovation, mais elle est parfois la seule option sur un bâti dégradé. Demandez toujours un devis détaillé distinguant fourniture et pose.